Olivier Caillon sacré Champion du Monde du Chou Farci 2026

Le 23 février 2026, dans l’écrin lumineux de la manufacture Bernardaud à Limoges, le chou farci a quitté les cuisines familiales pour entrer dans l’histoire gastronomique. Sous la présidence exigeante du chef Philippe Etchebest, la grande finale du Championnat du Monde du Chou Farci a consacré le Français Olivier Caillon, au terme d’une épreuve d’une rare intensité.

Organisée par l’Association du Chou Farci – fondée par le G.I.E. Les Artcutiers et la maison Bernardaud – cette deuxième édition confirme l’ampleur internationale de la compétition. Sept comités structurent désormais l’événement : France, Europe, Japon, Amériques, Asie du Sud-Est, Chine et Corée du Sud. Le chou farci, plat d’origine paysanne, devient ainsi un terrain d’expression mondial.

Un palmarès 2026 sous le signe de l’excellence

En fin d’après-midi, aux Halles Centrales de Limoges, Olivier Caillon, charcutier chez Arnaud Nicolas à Paris, a été proclamé Champion du Monde du Chou Farci 2026. Il succède à Bernadette de Rozario, sacrée en 2024 et membre du jury cette année.

Le chef français ne s’est pas contenté du titre suprême : il a également remporté le Prix de la meilleure sauce, grâce à un accompagnement exclusivement végétal, d’une précision aromatique remarquable.

Parmi les autres distinctions :

  • Hoewan Jung (Corée du Sud – Paradise Group), Prix spécial du jury d’honneur

  • Karl O’Dell (Europe – Restaurant CORD, Londres), Prix de la plus belle présentation

Le trophée, une pièce unique en porcelaine imaginée par l’artiste Zhuo Qi et façonnée par les artisans de Bernardaud, évoque des feuilles de chou enlacées, rehaussées d’or fin. Un symbole fort du dialogue entre artisanat d’art et haute cuisine.

Une finale internationale à huis clos

Dans les ateliers transformés en cuisines éphémères, sept candidats se sont affrontés pendant quatre heures. Parmi eux : Namiki Saai (Tokyo), Dale Mackay (Saskatoon), Ryan Febrianto (Jakarta), Hoewan Jung (Séoul), Xianjin He (Shanghai), Karl O’Dell (Londres) et Olivier Caillon (Paris). Chaque chef devait réaliser deux choux farcis de 1,6 à 2 kg, selon la recette qui lui avait permis de se qualifier. Particularité 2026 : une sauce exclusivement végétale, imposée par le président du jury. Un défi technique, révélateur de créativité. Assistés par un commis du CEPROC de moins de 21 ans, les candidats ont inscrit leur performance dans une logique de transmission. Le règlement, strict, encadrait poids, ingrédients interdits, matériel et protocole de dégustation.

Un jury d’exception et une fête populaire

Autour de Philippe Etchebest, le jury réunissait des personnalités telles que Pierre Hermé, Christophe Pelé ou Bruno Ménard. Un panel multiculturel, garant d’une évaluation à la fois technique et sensible.

À 17h, la remise des prix aux Halles Centrales a transformé la compétition en célébration populaire : soupe aux choux, ravioles façon chou farci, pâté de pommes de terre au chou… Limoges a vibré au rythme de ce plat patrimonial revisité.

Né en 2024, le Championnat du Monde du Chou Farci ambitionne de faire rayonner une recette emblématique du patrimoine culinaire français. En 2026, il confirme sa vocation : unir tradition, technicité et créativité dans un rendez-vous gastronomique international désormais incontournable.

Image de Jérémy Felkowski

Jérémy Felkowski

Partagez cet article

Articles en lien avec celui-ci